Se définissant lui-même comme « maître de guingois, dénicheur de haut vol », Louis PONS fasciné par la métamorphose redonne vie à ces objets jetés et rejetés, déchets, fragments, débris, rebuts de notre société qu'avec un charme sorcier il réunit dans des oeuvres exprimant ses réflexions et ses interrogations sur des thèmes universels : « la vie, la mort, le passé, la mémoire, l'oubli, le rire, l'amour... « Objets de pauvreté », vous êtes ma richesse au cour du désespoir » dit-il.
Bien que sensible à l'Art Brut et au Surréalisme, il ne s'en réclame pas se sentant plus proche de l'art populaire. Ses assemblages sont d'étranges natures mortes proches des ex-votos, sortes de reliquaires laïques... en fait des tableaux à sa manière.
« Il aime que soit liés, mêlés le rire et la peur ; l'angoisse est tenue à distance par l'humour, à demi-apprivoisé. Caustique, mordant, corrosif et moqueur... l'incongru, la métamorphose, la tendresse et la cruauté sont les éléments de la logique très singulière qui gouverne sa recherche. »
Gilbert LASCAUX
Une oeuvre picturale fascinante que viennent compléter les aphorismes de l'artiste-écrivain qui parle de lui, de son travail mais qui conclue par « L'Art doit clouer le bec », c'est-à-dire ne pas s'en tenir au discours mais uniquement à l'œuvre, sa seule vérité.
Exposition du 29 Mars au 15 Juin 2008
14h30-18h Fermé le lundi (sauf fériés)
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