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Trio "La Favorite" - Samedi 24 Juin 20h30

Passionnés par la musique ancienne, la soprano Ariane Toullalan et le luthiste Philippe Cuny se sont réunis pour faire revivre les airs délicats
qui se donnaient dans les plus grandes cours et salons d'Europe à la Renaissance et à l'époque dite du "Premier Baroque".
Et ces airs résonnent à merveilles encore actuellement.

Demeurés dans l’oubli jusqu’à une époque récente, nous pouvons redécouvrir aujourd’hui les airs pour chant et luth qui enchantaient
les souverains et leurs courtisans jusque dans les alcôves.

En effet, depuis quelques décennies, des musicologues, éditeurs et artistes passionnés se sont attelés à la tâche ardue d’exhume
les antiques partitions et traités sur la façon de les exécuter, et ont pu faire revivre ces œuvres.
Dès la fin du XVème siècle, le chant soliste avec accompagnement instrumental est à l’honneur.

Pour les humanistes, il permet idéalement « d’entendre l’air et la belle manière beaucoup plus attentivement » qu’à l’écoute des polyphonies
principalement chantées jusqu’alors dans l’aristocratie. On recherche ainsi une meilleure représentation de l’âme humaine pour faire naître plus d’émotions.
En outre, dans cette même recherche d’expressivité, en France et en Italie particulièrement, les compositeurs et interprètes enrichissent les mélodies d’ornements
suivant leur goût et les usages en vigueur. Quant au luth, il est très prisé dès le XIVème siècle. Aux XVI et XVII èmes siècles,
il est le seul instrument pour lequel des recueils sont imprimés exclusivement à son usage.

Pour l’œil profane, la lecture d’une tablature de luth est un mystère. Poètes, théoriciens et philosophes de la Renaissance y voyant un ensemble de signes
cabalistiques dotaient l’instrument à cordes pincées d’un pouvoir magique ! Les pièces de luth, très souvent, ont pour origine des œuvres vocales :
chansons ou motets, mais elles peuvent être aussi des préludes (ricercari), des fantaisies ou des danses.
Parfaitement adapté au chant soliste, le timbre délicat du luth lui est associé dans de nombreux recueils, permettant aux interprètes et leurs auditeurs
d’atteindre une « discordante concorde » idéale.

AIRS DE COUR des XVII° et XVIII° s (CONCERT EN COSTUMES D’ÉPOQUE)